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Le chant constitue un aspect important
de la sesshin où, à chaque après-midi,
se déroule une cérémonie qui dure
environ vingt minutes. Il y a des chants avant les repas
et à la fin des activités régulières
de la journée. Durant la cérémonie
de l'après-midi l'on chante le sûtra « Prajna
Paramita Hridaya », le sûtra de Kanzeon et
les Quatre Voeux.
Bien que le temps consacré aux chants durant
une sesshin soit relativement court, ils constituent
néanmoins un aspect vital de la pratique, particulièrement
les Quatre Voeux.
Le chant est accompagné du battement continu du
mokugyo , un tambour en bois de forme arrondie, et de coups
sur le keisu, un large gong en forme de cuvette. Le chant
s'effectue sur un ton monocorde et prend naissance dans
le hara. Durant une sesshin, le chant est à la fois
une inspiration et un soulagement bienvenu.
À la fin de chaque soirée de méditation,
l'on chante le « Chant du Zazen » de
Hakuin Zenji et les Quatre Voeux.
Hakuin est un maître zen japonais du 17ième
siècle. Il était profondément éveillé et
son enseignement a contribué au renouveau de la
pratique du zen au Japon.
Avant les repas, nous chantons un chant qui nous rappelle
le labeur des autres et appelle à la modération
en tout. Tous les chants doivent être chantés
vigoureusement et avec attention.
Invoquer la nature compatissante, c'est s'éveiller
aux souffrances des autres et faire naître le désir
de travailler au salut de tous.
La nourriture est offerte symboliquement aux esprits
affamés et assoiffés. C'est un rituel
très ancien. Dans le zen, il est interprété comme
une offrande pour apaiser ces parties de nous-mêmes
qui sont si agitées, si avides d'attention et si
assoiffées de sensations, qu'elles ne peuvent se
joindre à la pratique et ne cherchent qu'à s'en éloigner.
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